Je publie dès ce soir une série de texte de réflexion sur l'écriture.
Je ne sais pas il y en aura combien mais j'en ai déjà deux sont écrits, mais la réflexion n'est pas arrivée à son terme... Je vous présente donc ce soir la première partie.
Évolution
Depuis mon enfance j'écris. Dès que j'ai su comment écrire j'ai commencé à rédiger des journaux intimes. Ces cahiers sont pleins de confidences enfantines qui donnent de la vie à ce que j'écris aujourd'hui car c'est par là que tout a commencé. Au moment où j'écris ces lignes il y a chez ma mère, dans un tiroir, deux journaux intimes fermés et jamais relus depuis que je les ai écris. S'ils étaient à ma portée, je voudrais briser les cadenas pour les ouvrir et tomber avec ravissement dans ma propre tête d'enfant. J'ai une envie folle de le faire. C'est insenté. Je veux savoir ce qui me préoccupais dans ces instants où j'ai écrit en tant que petite fille. En faisant du ménage j'ai trouvé une carnet de voyage que j'avais rédigé la première fois que je suis allée à Québec. Je devais avoir environ 10 ans. Pour moi c'était comme une aventure de partir un week-end avec ma mère, ma soeur, le conjoint de ma mère et sa fille. C'était un trésor tellement précieux ce carnet. J'ai eu l'impression de redevenir une enfant en le lisant. Quand je me vois sur des vidéos, je veux pouvoir retourner vivre ces moments pour savoir ce qui se passait dans ma tête. C'est là qu'est la source de tout pour moi, l'enfance. Et ça n'a rien à voir avec Freud. C'est une passion, une inspiration, un désir de parler au monde entier qui grandissait lentement en moi. Je ne peux affirmer avec certitude que je suis une adulte. Je suis cette enfant joyeuse, trop tranquille et mature pour son âge. Cette petite fille curieuse qui écoute tout ce qui se passe autour d'elle et s'en souvient. Elle voit les détails, les choses simples, belles et douces. Elle sourit aux enfants et à leurs parents. Elle pleure quand elle se fait mal et appelle sa maman. Je suis cette enfant pour toujours. Parce que je crois encore à la magie et j'y croirai toute ma vie. Pourquoi Vernon Dursley chicanait toujours son neveu Harry Potter parlait de magie étant enfant. Il n'y a rien de plus normal pour un enfant que d'imaginer des monstres, des dragons, des mages, des sorciers, des objets volants, etc.?
Et un jour on passe de l'étape «journal intime» à l'étape «je veux qu'on me lise». Et c'est vague et imprécis et c'est même risquer d'oser dire que ce sont des mondes séparés. En fait, peut-être veut-on goûter avec plus de gourmandise aux plaisirs de la fiction. Mais en fait je ne vais pas m'attarder à ça parce qu'écrire reste écrire peu importe l'idée derrière, peu importe si c'est pour un public, pour soi-même, ou pour le brûler après (pour parler de manière plus moderne, ou pour le mettre à la poubelle dans son ordi). Je pense que ce qui doit ressortir et vraiment représenter une sorte de transition c'est le moment où un déclic se fait en nous. Et il y a deux déclics. Celui de la prise de conscience du fait qu'«on a un certain talent pour écrire» et «un style à nous». Puis il y a le deuxième déclic, celui par lequel on sait. On ne sait pas trop ce que l'on sait mais on sait que quelque chose est né et qu'on arrivera après une période indéterminée à une sorte de résultat. On va pouvoir dire au lieu de simplement «je sais», un beau «je sais et ça donne ça». Et le but est nécessairement de ne pas stagner. De toujours écrire et de toujours lire. Parce que nos écrits et nos lectures nourrissent les apparitions de «je sais». Et il vaut mieux prendre un seul «je sais» à la fois. Si on en prend plus qu'un ils deviennent de faux «je sais» qu'on fini par laisser de côté. Ou on s'étend partout, et il faut concentrer ses efforts si on ne veut pas s'épuiser. Et on ne veut pas que nos énergies se gaspillent, on veut se donner, se vider pour avoir quelque chose en retour. De plus, il est important de rester dans le vague, parce que je n'ai pas envi de me mettre à philosopher sur ce qui fait qu'un auteur devient un auteur et qu'un auteur commence à écrire. C'est le reflet de mon propre cheminement, des mes réflexions sur mes écrits.
Et je n'en dit pas plus sur ce sujet. Je vais brièvement introduire la suite de mes réflexions. une fois que l'on sait ce que l'on veut dire, il faut trouver comment faire passer ce message. On parle de plate-forme de diffusion. On parle de virtualité, mais aussi de tout ce qui est devant nous... livres, magazines, journaux étudiants, concours, internet (site webs personnels, blogues, vlogues, etc.)
J'en reparle la semaine prochaine. J'attends vos réactions, oh! combien fidèles et nombreux lecteurs qui commentez si souvent mes articles.
Il faut croire que je suis plate! ahahah!
Melliazaza




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